Harmonie entre parent et petit enfant via la motricité

Rédactrice, Tana Roberts

La communication entre un parent et son petit enfant est critique et elle est rarement harmonieuse. 

Ici, l’harmonie est comparable à une troupe de danseurs à l’adolescence plus tôt qu’une troupe de danseurs professionnels.

Tronick et Reck (2009) rassurent que l’interaction consiste des malentendus fréquents au niveau de la communication des émotions et des intentions.

Un exemple au niveau de l’émotion est une mère fatiguée en même temps que son enfant cherche à interagir. Un niveau de l’intention, un exemple est une mère qui nourrit son petit enfant qui ne s’intéresse pas à son repas préféré. 

Ces désaccords sont fréquents et ils nécessitent une communication ciblée afin d’établir une nouvelle harmonie.

Dans la première année d’un bébé, la capacité de communication est très limitée, ce qui peut compliquer le rôle du parent. Puisque le développement moteur est acquis précédemment du développement du langage (Cloutier, Gosselin et Tap, 2005), quelques théories suggèrent d’enseigner au bébé à communiquer ses besoins à l’aide de la langue des signes (American Sign Language). 

Des chercheurs ont remarqué que l’enseignement de la langue des signes permet à l’enfant d’atteindre l’acquisition du langage expressif quelques mois avant les autres (Folven et Bonvillion, 1991). 

Les résultats d’autres études font preuve d’une forte corrélation entre le développement moteur et celui du langage, mais seulement dans les premières années de la vie (Oudgenoeg-Paz, Leseman et Volman,2015). Après quelques années, le lien entre les développements moteurs et langagiers est affaibli, et l’enfant acquiert toujours les capacités, mais d’une vitesse plus lente (Viholainen,Ahonen, Lyytinen, Cantell, Tolvanen et Lyyntinen,2006).

Les chercheurs remarquent que lorsque la motricité est stimulée et le développement moteur est facilité par l’intervention d’entraînement parvenu d’un adulte, l’enfant atteint les jalons langagiers plus rapidement (Folven et Bonvillion, 1991). Parmi ces études, quelques stratégies intervenantes, comme l’enseignement de langue des signes au bébé et répondre aux gestes communicatifs, induisent et facilitent le développement du langage.

Fletcher, Howlett, Kirk et Pine(2013) montrent que les enfants étaient tous capables de communiquer leurs besoins par la langue des signes vers l’âge de 8 mois, ce qui facilite la relation entre parent et enfant. Ces chercheurs expliquent que les centres du cerveau responsables du contrôle moteur se développent plus rapidement que les zones associées au contrôle du langage. C’est donc plus facile de premièrement enseigner à l’enfant la communication gestuelle et ensuite faire le lien entre ces gestes et la communication verbale. 

En plus de l’amélioration de la capacité langagière, il y a une amélioration au niveau de l’interaction de l’affectivité entre mère-enfant.

Chez les pratiquants de la langue des signes, les mères rapportent des interactions plus aisées, ce qui facilite l’engagement et la fréquence de la communication. Donc, les enfants qui communiquent gestuellement le font afin d’annoncer leurs besoins (comme la soif ou la faim) et ceci évite les pleurs du nourrisson (Fletcher, Howlett, Kirk et Pine,2013). 

L’orientation mentale maternelle, consiste de l’habileté de la mère à percevoir son nourrisson comme un individu actif, autonome, et non comme un agent passif des soins est donc amélioré par la communication gestuelle (Fletcher, Howlett, Kirk et Pine, 2013).

L’utilisation de stratégies motrices peut intervenir et faciliter la communication verbale chez l’enfant. Évidemment, les gestes communicatifs sont essentiels à la compréhension et à l’apprentissage de l’enfant. 

Considérant cette importance, les parents peuvent promouvoir la communication verbale de l’enfant et favoriser le lien affectif entre parent et enfant en : 

  • Donnant du sens à ces gestes; 
  • Reconnaitre et répondre à leur curiosité; 
  • Montre à l’enfant de communiquer à l’aide de signes dès l’âge de 8 mois;

References

Cloutier, R., Gosselin, P. & Tap, P. (2005). Psychologie de l’enfant : 2eédition. Montréal, QC : Gaëtan Morin éditeur. 

Fletcher, B., Howlett, N., Kirk, E. & Pine, K.J. (2013). To Sign or Not to Sign? The Impact of Encouraging Infants to Gesture on Infant Language and Maternal Mind-Mindedness. Child Development, 84(2), 574-590. doi: 10.1111/j.1467-8624.2012.01874.x

Folven, R. J., & Bonvillian, J. D. (1991). The transition from nonreferential to referential language in children acquiring american sign language. Developmental Psychology, 27(5), 806-816. 

Oudgenoeg-Paz, O., Leseman, P. P. M., & Volman, M. (2015). Exploration as a mediator of the relation between the attainment of motor milestones and the development of spatial cognition and spatial language. Developmental Psychology, 51(9), 1241-1253. 

Viholainen, H., Ahonen, T., Lyytinen, P., Cantell, M., Tolvanen, A., & Lyyntinen, H. (2006). Early motor development and later language and reading skills in children at risk of familial dyslexia. Developmental Medicine & Child Neurology, 48(5), 367-373. Doi: 10.1017/S001216220600079X

Tronick, E., & Reck, C. (2009). Infants of depressed mothers. Harvard review of psychiatry17(2), 147-156.

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