L’activité physique est utile pour atteindre une bonne santé mentale

Rédacteur, Éric Paquette

La majorité des Canadiens comprennent que l’activité physique améliore leur santé physique, mais l’effet sur leur santé mentale est moins connu. 

En 1990, Raglin nous a fourni un premier indice lorsqu’il a évalué une multitude de recherches pour déterminer le lien et l’effet de l’activité physique sur la santé mentale. 

Par exemple, l’auteur a démontré une étude qui affirme une relation pertinente entre la réduction du niveau de dépression pour les gens qui participent à un programme d’activité physique. 

Cette relation était comparable à l’effet atteint (une diminution des symptômes de la dépression) lors de la participation dans un programme de psychothérapie.  

L’auteur a aussi conclu que les individus qui souffrent d’anxiété peuvent bénéficier des programmes d’exercice. En plus d’une réduction dans les niveaux d’anxiété, il a noté une augmentation dans la confiance en soi de chaque personne.

Bref, l’activité physique peut réduire les symptômes de la dépression, diminuer les niveaux d’anxiété et augmenter le niveau de confiance en soi.

Ce n’est qu’un début!

L’intensité et la fréquence de l’activité physique optimale pour atteindre les meilleurs résultats possibles n’ont pas été étudiées par cet auteur.

Hamer, Stamatakis et Steptoe (2009) visaient leur étude non seulement sur les bienfaits de l’activité physique sur les maladies mentales, mais aussi sur la fréquence et la durée de l’exercice nécessaire pour obtenir des résultats positifs. 

Cette recherche a partagé des données provenant de 19,842 hommes et femmes au Royaume-Uni. 

L’analyse des données a pu soulevé que toute forme d’activité physique quotidienne était associée à une diminution de stress psychologique. 

Encore plus important, ils ont établi une relation entre l’intensité de l’activité physique et la réduction de détresse psychologique. Précisément, la participation aux sports a diminué davantage le détresse comparativement aux activités de loisirs telles que le jardinage et les travaux ménagers. 

Les hommes qui dépensaient au-delà de 1000 kcal/semaine et de 2500 kcal/semaine étaient 17% et 28% moins probable de développer des maladies mentales, respectivement. 

Les femmes qui participaient à l’activité physique modérée deux à trois fois par semaine diminuent leurs probabilités d’obtenir des maladies mentales de 20 à 40%. 

Cela dit, peu de bienfaits sur la santé mentale ont été observés parmi ceux qui participaient à l’activité physique au moins 20 minutes par semaine. Mais, une plus grande réduction de symptômes de maladies mentales a été observée chez les participants avec une plus haute fréquence et une grande intensité d’activité physique. 

Il existe d’abord un niveau optimal d’activité physique pour obtenir toutes les améliorations par rapport à la santé mentale. Au minimum, la possibilité existe de faire un peu d’activité physique et de diminuer les risques de maladies mentales. 

Puisque nous connaissons maintenant que le sport présente des grandes améliorations au niveau de la santé mentale, il serait important de voir si ces améliorations peuvent être constatés chez les enfants.

Perron, Brendgen, Vitaro, Côté, Tremblay et Boivin(2012) ont étudié l’effet et des relations entre les athlètes qui participent au sport d’équipe et de ceux qui ne participent pas au sport d’équipe.

La participation de 1250 jeunes athlètes entre l’âge de 7 à 10 ans a alimenté cette étude. 

Les jeunes athlètes qui participaient au sport d’équipe démontraient moins de symptômes de la dépression que les victimes qui participaient rarement à ces activités d’équipe. 

Les chercheurs ont aussi recueilli des données annuelles. Ils observaient que la réduction des symptômes de la dépression était encore noté parmi les jeunes athlètes qui ont cessé de jouer un sport d’équipe. 

Quant aux jeunes qui n’ont jamais appartenu à une équipe sportive, ceux-ci éprouvaient toujours plus de symptômes de la dépression.

Nous ne savons pas quel sport démontre les plus grandes améliorations au niveau des symptômes de la dépression.

Pour l’instant, il suffit de s’inscrire et de participer à n’importe quel sport d’équipe.

Références

Hamer, M., Stamatakis, E., & Steptoe, A. (2009). Dose-response relationship between physical activity and mental health: the Scottish Health Survey. British journal of sports medicine43(14), 1111-1114.

Perron, A., Brendgen, M., Vitaro, F., Côté, S. M., Tremblay, R. E., & Boivin, M. (2012). Moderating effects of team sports participation on the link between peer victimization and mental health problems. Mental Health and Physical Activity5(2), 107-115.

Raglin, J. S. (1990). Exercise and mental health. Sports Medicine9(6), 323-329.

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